Quarante jours se sont écoulés depuis que l’Iran est plongé dans le deuil
Au nom de Dieu Le Clément Le Miséricordieux
« Quiconque tue une personne sans que celle-ci ait tué ou semé la corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué l’humanité toute entière ; et quiconque sauve une vie, c’est comme s’il avait sauvé l’humanité toute entière. »
(Coran, sourate 5, verset 32)
Quarante jours se sont écoulés depuis que l’Iran est plongé dans le deuil.
Nos cœurs saignent, nos yeux sont remplis de larmes et nos âmes sont brisées.
Il y a quarante jours, des mères et des pères endeuillés, des époux et des enfants devenus orphelins ont vu leurs proches pour la dernière fois, sans pouvoir croire que le régime sanguinaire de la République islamique les tuerait avec des armes de guerre.
Le massacre atroce de Janvier 2026 en Iran, perpétré par le pouvoir criminel d’Ali Khamenei , constitue une violation flagrante des droits humains et des valeurs fondamentales de l’humanité.
Aucun être humain ne peut rester silencieux face à ce crime ni s’abstenir de le condamner.
En ces quarante jours, tout a été dit et vu ; quiconque voulait comprendre a déjà compris.
La défense des droits humains ne peut pas être sélectionnée
S’opposer au régime dictatorial et répressif d’Ali Khamenei ne signifie pas soutenir une autre forme de domination, qu’elle soit idéologique, étrangère ou liée à l’ancien pouvoir monarchique. L’avenir de l’Iran ne peut être confisqué par des intérêts extérieurs ni façonné par des projets imposés depuis l’étranger.
Le peuple iranien aspire à l’indépendance, à la liberté et à l’autodétermination. De nombreuses figures de l’opposition, comme M. Mostafa Tajzadeh, souvent emprisonnées ou assignées à résidence à l’intérieur du pays, portent cette voix malgré la répression. Leur engagement mérite d’être reconnu.
De la même manière, appeler à une intervention militaire étrangère ou conditionner la liberté de l’Iran à des alliances géopolitiques controversées ne peut constituer une solution durable.
Je condamne avec la même fermeté toute atteinte aux droits humains, où qu’elle se produise . Je m’oppose aux violences commises contre le peuple palestinien par létat génocidaire et criminel d’Israël, tout comme je condamne celles infligées au peuple iranien par la République Islamique. La vie humaine et la dignité ne peuvent être hiérarchisées selon les intérêts politiques.
Il est incompréhensible que certains défenseurs d’une cause restent silencieux face aux souffrances d’un autre peuple. Soutenir la justice exige cohérence et universalité.
On ne peut combattre une oppression tout en fermant les yeux sur une autre.
La défense des droits humains ne peut être à géométrie variable. Elle ne dépend ni des alliances, ni des équilibres stratégiques. Elle doit être universelle, constante et sans ambiguïté.
Le peuple iranien traverse aujourd’hui une épreuve immense. Son combat pour la liberté qui lui appartient. Il aspire à construire son avenir sans dictature, sans ingérence étrangère et sans nouvelles formes de domination.
Que Dieu protège le peuple iranien ainsi que tous les peuples opprimés, contre l’injustice, contre les agressions extérieures et contre toute tyrannie.
Ces jours doivent être des jours de solidarité, de compassion et de conscience.
En ce mois béni du Ramadan et en cette période du carême chrétien , je vous invite à garder dans vos pensées et vos prières le peuple iranien et tous ceux qui souffrent d’oppression.
Vahid Khoshideh
18 février 2026
